… retour d’elle …

 

C’était le temps d’un été

Un été chaud

Une saison comme je l’aime

Un petit peu de temps suspendu

Et au bout de mes doigts

Quelques notes de silence accrochées

Sur le bord de mes lèvres

Quelques pensées muettes déposées

Et bercée par le temps de vivre

Je me suis tue

Maintenant un charivari de mots désordonnés s’impatiente

Il faut que je pense à les ranger

Il faut que je pense à vous écrire …

 

 

 

… je vais revenir vous lire aussi …

 

 

 

… monomanie d’elle …

 

 

 

L’autre jour je suis allée avec mon chéri chez le suédois … je crois qu’il faut vivre dans une grotte pour ne pas savoir que lorsque quelqu’un parle du « suédois », il s’agit d’Ikea. Célèbre magasin de meubles et de déco, où tout ou presque se vend en kit à monter soi-même à grands renforts de plans et de vis, fournis bien évidemment. Hormis que les plans sont généralement bien faits, je ne sais pas pour vous, mais moi quand je monte quelque chose, il me reste toujours une vis … je me dis qu’il s’agit d’une vis glissée dans un petit sachet par erreur, ou en réserve « okazou » … mais non, généralement il s’agit bien d’une vis qui a son utilité dans la conception du meuble … mais vous ne vous en rendez compte que lorsque le meuble est terminé … et fatalement bancal !

Mais là n’est pas le propos de cet article … parce qu’Ikea ce n’est pas seulement un magasin de meubles, c’est aussi un ravitailleur de …………… crayons !!!

Oui oui, vous savez, ce petit bout de bois de quelques 8,5 cm qui renferme une mine à papier (vous en avez tous au moins un chez vous, vous pouvez vérifier je les ai mesurés !!!)

Alors venons-en à ces minis crayons.

Dès que vous commencez votre périple entre les salons, les cuisines, les chambres à coucher en passant par les bureaux, ils sont là … partout … ils n’attendent que vous dans leur petite boîte distributrice en plastique transparent (histoire que vous puissiez bien voir qu’il y en a plein !) … et là commence votre incontrôlable envie d’en prendre … d’en prendre un, deux, trois ? Non, plus encore … quatre, cinq, six … Jusque là ça va … chéri reste calme, et pas encore de remarques …

Les choses se gâtent quand au deuxième distributeur d’autres petits bouts de bois crient au secours pour que je les délivre de leur boîte … c’est qu’ils se sentent à l’étroit serrés les uns contre les autres, les uns sur les autres. Alors comment résister ? Encore 1, 2, 3, 4 , 5, … etc …

… et re-re-re-belotte car il y a ces petites choses tentantes partout … Mais tout le monde n’a pas gardé son calme du début. Et à la fin de nos achats, chéri m’a dit « ça craint de passer à la caisse avec toi, imagine qu’à cause de personnes comme toi, ils aient inventé un détecteur de crayons, j’aurais trop la honte » ! Hihihi … Bon, je vous rassure, le détecteur, ce n’est pas encore d’actualité, vous pouvez encore y aller, y’a plein de petits crayons qui n’attendent que vous et vous tendent leurs petits bras !

 

(ma dernière récolte …)

 

Et voilà pourquoi depuis quelques années déjà, on trouve partout dans la maison au moins un petit crayon qui traîne et qui rappelle l’armoire önjurglup qu’on avait acheté et qu’on a peut-être déjà changée … parce qu’on était à cours de crayons …

J’avais commencé à faire la même chose avec les mètres bien rangés à côté des crayons, mais j’ai vite abandonné, ça s’entortille partout, c’est brouillon, ça se déchire facilement, et puis, on n’en n’a pas vraiment besoin … tandis que les crayons, ils sont indispensables !

 

 

Bon, ce n’est pas tout ça, mais il y a du boulot …  ah oui, on était allé acheter des meubles !!! … oupsss …

 

 

… et vous ? … Allez, n’aillez pas honte, dites moi que vous avez la même manie que moi  😉 

 

 

 

 

… un après-midi d’elle …

 

 

 

Un après-midi …

36° à l’ombre

La maison aux murs épais reste fraîche

Sur un air de …

« Fermons la fenêtre

Laissons les volets clos »

Un rayon de soleil se faufile entre les volets

Garder la fraîcheur sur ma peau

Fermer les yeux

Laisser vagabonder mes pensées

Imaginer nos rêves emmêlés

Inventer quelques possibles hasards

Quelques idées dévergondées

Me perdre un peu

Sourire

Marcher les pieds nus

Fredonner des chansons dans ma tête

Et griffonner dans mon carnet à spirales …

                             … Toi …

 

 

 

 

 

 

 

… insomnie d’elle …

 

 

 

Dans ma nuit sans sommeil

Je dépoussière mes songes

Dans ma nuit d’insomnie

J’erre dans mes doutes

Dans cette nuit interminable

Mes rêves ont revêtu leur manteau de silence

Au milieu de ces heures de l’ennui

Fatiguée, je navigue en solo

Et au petit matin blafard

Soutenus par mes mots cassés

Mes yeux rougis ont revêtu leur manteau de pluie …

 

 

 

 

 

 

 

… langueur d’elle …

 

 

 

 

Une fleur s’était immiscée

Timide, ne s’était dévoilée

Dans la blancheur des nuits elle rêvait …

Son cœur elle offrait …  

Mais dans un souffle de vent ses pétales se sont envolés

En miettes le cœur s’est voilé

Et fanée la fleur s’éclipse …

 

 

 

 

 

 

 

… sensations d’elle …

 

 

Assise à mon bureau dans un coin

Par la fenêtre ouverte j’entends un petit serin

Et mon regard s’évade … au loin …

Quand soudain …

 

Sentir ton ombre dans mon dos se presser

Ton souffle sur ma peau se poser

Dehors une légère brise s’est conviée

Et frémissent les feuilles du petit olivier

Une mèche de cheveux écartée

Une bise dans mon cou effleuré

Je souris aux frissons provoqués

Derrière mes paupières baissées

Sentir la douceur de tes bras m’enlacer

Tes mains sur mon ventre se poser

Ouvrir les yeux, t’entendre respirer

Me sentir protégée,

Rassurée,

Être bouleversée

En silence nos mots se croiser

Ma tête en arrière basculer

Un baiser sur nos lèvres partager

Un petit moment pour nous, au temps, voler …

 

Tous ces petits bonheurs de toi

Si tu repasses derrière moi

Prenons encore le temps de nous aimer toi et moi …

 

 

 

 

 

 

… il d’elle …

 

Je me souviens de nos premiers échanges,

Nos instants de partages …

Quand sur le fil de nos mots

S’étendent nos premières confidences,

Nos souvenirs en coups de cœur.

Au plus profond de nos pensées,

Se dessinent les sentiments.

Ton regard dans mes yeux,

Et nos cœurs qui s’emballent

Tu es là, je te souris

Le souffle de ta voix sur ma peau

Et tes mots deviennent caresses

Quand, au bout de la nuit,

Sous nos draps froissés

Nos doigts s’entrecroisent, se décroisent

Et doucement nos corps apprivoisent.

Tu suis la ligne de mon anatomie,

Je pianote sur ta peau, petites notes en monochromie

Délicieuse alchimie

Quand pétillent les frissons de nos envies

Nos cœurs se chamaillent et se renversent,

La course de nos souffles se télégramme

Lorsque le désir s’affole

Soudain dans nos corps emmêlés

Au fond de moi tes « je t’aime » se déversent

Sur les vagues de l’amour mes « je t’aime » en un cri déferlent

Et en point final petite mort sonne le glas.

Nos corps se démêlent

Ton bras autour de mes épaules

Ma tête au creux de ton cou

Sourires … baisers douceur …

… chuuut … savourer …

 

                           … pour toi !

 

 

 

 

… fin d’histoire vraie d’elle

 

 

… et le petit oiseau s’accrochait à la vie …

 

Photo offerte par geo …

https://geo76500.wordpress.com/

 

… Le soir succédait au matin,

Le matin succédait au soir …

Jour après nuit,

Nuit après jour …

Et le petit oiseau était toujours là … vivant

Il s’agitait de plus en plus,

Ouvrant constamment son bec qui me semblait démesuré

Dès que nous approchions il ouvrait son bec

Etait-il affamé à ce point ?

Nous continuions à lui donner le pain trempé dans le lait

Et de l’eau

Et puis nous lui donnions des petits bouts d’omelettes aussi

Nous ne savions toujours pas …

Un jour sa peau nue se modifia

Elle n’était plus aussi nue,

Un fin duvet venait petit à petit la couvrir

Ses yeux étaient ouverts

Il dormait beaucoup  

Un peu comme les chats, il mangeait et il dormait

Puis un jour il s’est redressé sur ses pattes

Je ne sais plus le temps, je ne sais plus la chronologie exactement

Et mon papa ne disait plus qu’il allait mourir

Puis sont apparues des plumes … un peu hirsutes,

Je me souviens que son cou restait presque nu

Ses plumes ont poussé,

Il se tenait debout désormais

Lorsqu’on le prenait sur le doigt il s’agrippait

Il avait des griffes aussi

Puis un jour on a entendu … tchip, tchip, tchip … 

Il ne chantait pas vraiment,

Il ne poussait que des petits cris

Puis les cartons ne semblaient plus appropriés

Nous lui avons acheté une cage

Il a commencé petit à petit à manger des graines

Il avait perdu ses commissures jaunes autour de son bec

Il s’étirait, sur une patte puis sur l’autre

Il lissait souvent ses plumes aussi

Nous commencions à penser qu’un jour il faudrait le lâcher

Pas encore, pas tout de suite …

Il n’était pas encore prêt  

Jusqu’au jour où on a voulu lui apprendre

On le prenait sur le doigt, un peu plus haut

On essayait de le faire voler

Mais il ne voulait pas

Il ne volait pas, il sautillait

Nous avons forcé un peu

Il tombait …

Une fois, deux fois, trois fois,

Rien n’y faisait

Un jour puis un autre

Rien à faire

Il fallait se résigner …

L’oiseau ne savait pas voler

Personne ne lui avait appris

Que faire ?

Le lâcher dans la nature ?

Il aurait fait le bonheur du premier chat qui passe

Nous avons donc pris la décision de le garder

Mais un oiseau n’est pas fait pour vivre dans une maison

Nous l’avons donc gardé en cage …

Une cage est une prison pour un oiseau, mais que faire ?

On le laissait hors de sa cage quand on nettoyait  cette dernière

Puis le dimanche matin il restait toute la matinée en « liberté »

Il venait sur la table, picorait les miettes

Il n’a jamais volé

C’était un oiseau pas banal …

Un matin lorsque nous nous sommes levés

Mon papa avait les yeux rougis …

Il nous a dit … il est mort …

 

Il a vécu avec nous pendant … 8 ans !

On l’avait appelé … « Moineau » …

… c’était un moineau …

… un adorable moineau …

 

 

 

 

 

 

… histoire vraie d’elle …

 

 

C’était un jour,

Je me souviens,

C’était un vendredi en fin de journée

Ma maman revenait de chez le coiffeur

Elle est entrée dans notre appartement 

Elle tenait quelque chose dans sa main

Une toute petite chose

Une petite chose bizarre

Un petit bout de chair et d’os

Petit corps tout nu … tout rose

Avec un gros bec et des commissures jaunes

Un oisillon … tout petit

Il avait les yeux fermés

Peut-être tombé de son nid

Elle l’avait trouvé sur le trottoir

Il était seul, il allait mourir

Ma maman l’a ramassé

L’a tenu au chaud dans sa main

Nous étions émerveillés, il était tellement petit

Il va mourir a dit mon papa

Mais il respirait …

Nous lui avons façonné un petit nid

Dans une petite boîte avec de la ouate

Nous avons posé une lampe à proximité

Il fallait tenter de le réchauffer

Il ouvrait le bec

Sans doute avait-il faim ou peut-être soif

Sur un petit bâtonnet en bois

Une petite boule de mie de pain trempée dans du lait

Nous lui avons donné

Il l’a avalée

Nous avons déposé une goutte d’eau sur son bec

Elle a ruisselé, il l’a bue

Nous ne savions pas …

Le soir nous sommes allés nous coucher

On l’a laissé tout seul

Mon papa disait encore qu’il allait mourir.

Le lendemain matin

Nous nous sommes levés

Nous avons regardé dans la petite boîte

Il était là, couché …

Il respirait encore

Nous étions heureux

On l’a nourri de la même manière

Petite boule de pain dans du lait sur le petit bâtonnet

Il semblait aimer

Était-ce bien pour lui ?

Nous ne savions pas …

Je suis allée dans une animalerie

Le monsieur disait qu’il y avait peu de chance qu’il survive

J’ai dit non, je ne voulais pas,  il serait plus fort

Nous avons continué à le nourrir de pain et de lait

Je ne me souviens plus de ce que m’avait donné le monsieur du magasin

Nous l’avons surveillé toute la journée

Le soir il était toujours vivant,

Le lendemain matin, même scénario,

Et le petit oiseau s’accrochait à la vie …

 

 

… je vous raconterai la suite … demain ou après …

 

 

 

 

 

… goutte d’elle …

 

 

Quand s’éveille le matin

S’étiole le rêve de la nuit

La flamme crépite, se consume … s’éteint

Apprivoiser le silence

Avaler ma mélancolie

Côtoyer la tristesse

Ce matin une larme coule sur ma joue

Discrète …  muette

Une larme évadée de mon cœur

Une larme privée de bonheur

Roule dans mon cou

… un matin à contre-jour