… monomanie d’elle …

 

 

 

L’autre jour je suis allée avec mon chéri chez le suédois … je crois qu’il faut vivre dans une grotte pour ne pas savoir que lorsque quelqu’un parle du « suédois », il s’agit d’Ikea. Célèbre magasin de meubles et de déco, où tout ou presque se vend en kit à monter soi-même à grands renforts de plans et de vis, fournis bien évidemment. Hormis que les plans sont généralement bien faits, je ne sais pas pour vous, mais moi quand je monte quelque chose, il me reste toujours une vis … je me dis qu’il s’agit d’une vis glissée dans un petit sachet par erreur, ou en réserve « okazou » … mais non, généralement il s’agit bien d’une vis qui a son utilité dans la conception du meuble … mais vous ne vous en rendez compte que lorsque le meuble est terminé … et fatalement bancal !

Mais là n’est pas le propos de cet article … parce qu’Ikea ce n’est pas seulement un magasin de meubles, c’est aussi un ravitailleur de …………… crayons !!!

Oui oui, vous savez, ce petit bout de bois de quelques 8,5 cm qui renferme une mine à papier (vous en avez tous au moins un chez vous, vous pouvez vérifier je les ai mesurés !!!)

Alors venons-en à ces minis crayons.

Dès que vous commencez votre périple entre les salons, les cuisines, les chambres à coucher en passant par les bureaux, ils sont là … partout … ils n’attendent que vous dans leur petite boîte distributrice en plastique transparent (histoire que vous puissiez bien voir qu’il y en a plein !) … et là commence votre incontrôlable envie d’en prendre … d’en prendre un, deux, trois ? Non, plus encore … quatre, cinq, six … Jusque là ça va … chéri reste calme, et pas encore de remarques …

Les choses se gâtent quand au deuxième distributeur d’autres petits bouts de bois crient au secours pour que je les délivre de leur boîte … c’est qu’ils se sentent à l’étroit serrés les uns contre les autres, les uns sur les autres. Alors comment résister ? Encore 1, 2, 3, 4 , 5, … etc …

… et re-re-re-belotte car il y a ces petites choses tentantes partout … Mais tout le monde n’a pas gardé son calme du début. Et à la fin de nos achats, chéri m’a dit « ça craint de passer à la caisse avec toi, imagine qu’à cause de personnes comme toi, ils aient inventé un détecteur de crayons, j’aurais trop la honte » ! Hihihi … Bon, je vous rassure, le détecteur, ce n’est pas encore d’actualité, vous pouvez encore y aller, y’a plein de petits crayons qui n’attendent que vous et vous tendent leurs petits bras !

 

(ma dernière récolte …)

 

Et voilà pourquoi depuis quelques années déjà, on trouve partout dans la maison au moins un petit crayon qui traîne et qui rappelle l’armoire önjurglup qu’on avait acheté et qu’on a peut-être déjà changée … parce qu’on était à cours de crayons …

J’avais commencé à faire la même chose avec les mètres bien rangés à côté des crayons, mais j’ai vite abandonné, ça s’entortille partout, c’est brouillon, ça se déchire facilement, et puis, on n’en n’a pas vraiment besoin … tandis que les crayons, ils sont indispensables !

 

 

Bon, ce n’est pas tout ça, mais il y a du boulot …  ah oui, on était allé acheter des meubles !!! … oupsss …

 

 

… et vous ? … Allez, n’aillez pas honte, dites moi que vous avez la même manie que moi  😉 

 

 

 

 

… un après-midi d’elle …

 

 

 

Un après-midi …

36° à l’ombre

La maison aux murs épais reste fraîche

Sur un air de …

« Fermons la fenêtre

Laissons les volets clos »

Un rayon de soleil se faufile entre les volets

Garder la fraîcheur sur ma peau

Fermer les yeux

Laisser vagabonder mes pensées

Imaginer nos rêves emmêlés

Inventer quelques possibles hasards

Quelques idées dévergondées

Me perdre un peu

Sourire

Marcher les pieds nus

Fredonner des chansons dans ma tête

Et griffonner dans mon carnet à spirales …

                             … Toi …

 

 

 

 

 

 

 

… insomnie d’elle …

 

 

 

Dans ma nuit sans sommeil

Je dépoussière mes songes

Dans ma nuit d’insomnie

J’erre dans mes doutes

Dans cette nuit interminable

Mes rêves ont revêtu leur manteau de silence

Au milieu de ces heures de l’ennui

Fatiguée, je navigue en solo

Et au petit matin blafard

Soutenus par mes mots cassés

Mes yeux rougis ont revêtu leur manteau de pluie …