… fin d’histoire vraie d’elle

 

 

… et le petit oiseau s’accrochait à la vie …

 

Photo offerte par geo …

https://geo76500.wordpress.com/

 

… Le soir succédait au matin,

Le matin succédait au soir …

Jour après nuit,

Nuit après jour …

Et le petit oiseau était toujours là … vivant

Il s’agitait de plus en plus,

Ouvrant constamment son bec qui me semblait démesuré

Dès que nous approchions il ouvrait son bec

Etait-il affamé à ce point ?

Nous continuions à lui donner le pain trempé dans le lait

Et de l’eau

Et puis nous lui donnions des petits bouts d’omelettes aussi

Nous ne savions toujours pas …

Un jour sa peau nue se modifia

Elle n’était plus aussi nue,

Un fin duvet venait petit à petit la couvrir

Ses yeux étaient ouverts

Il dormait beaucoup  

Un peu comme les chats, il mangeait et il dormait

Puis un jour il s’est redressé sur ses pattes

Je ne sais plus le temps, je ne sais plus la chronologie exactement

Et mon papa ne disait plus qu’il allait mourir

Puis sont apparues des plumes … un peu hirsutes,

Je me souviens que son cou restait presque nu

Ses plumes ont poussé,

Il se tenait debout désormais

Lorsqu’on le prenait sur le doigt il s’agrippait

Il avait des griffes aussi

Puis un jour on a entendu … tchip, tchip, tchip … 

Il ne chantait pas vraiment,

Il ne poussait que des petits cris

Puis les cartons ne semblaient plus appropriés

Nous lui avons acheté une cage

Il a commencé petit à petit à manger des graines

Il avait perdu ses commissures jaunes autour de son bec

Il s’étirait, sur une patte puis sur l’autre

Il lissait souvent ses plumes aussi

Nous commencions à penser qu’un jour il faudrait le lâcher

Pas encore, pas tout de suite …

Il n’était pas encore prêt  

Jusqu’au jour où on a voulu lui apprendre

On le prenait sur le doigt, un peu plus haut

On essayait de le faire voler

Mais il ne voulait pas

Il ne volait pas, il sautillait

Nous avons forcé un peu

Il tombait …

Une fois, deux fois, trois fois,

Rien n’y faisait

Un jour puis un autre

Rien à faire

Il fallait se résigner …

L’oiseau ne savait pas voler

Personne ne lui avait appris

Que faire ?

Le lâcher dans la nature ?

Il aurait fait le bonheur du premier chat qui passe

Nous avons donc pris la décision de le garder

Mais un oiseau n’est pas fait pour vivre dans une maison

Nous l’avons donc gardé en cage …

Une cage est une prison pour un oiseau, mais que faire ?

On le laissait hors de sa cage quand on nettoyait  cette dernière

Puis le dimanche matin il restait toute la matinée en « liberté »

Il venait sur la table, picorait les miettes

Il n’a jamais volé

C’était un oiseau pas banal …

Un matin lorsque nous nous sommes levés

Mon papa avait les yeux rougis …

Il nous a dit … il est mort …

 

Il a vécu avec nous pendant … 8 ans !

On l’avait appelé … « Moineau » …

… c’était un moineau …

… un adorable moineau …

 

 

 

 

 

 

20 réflexions sur « … fin d’histoire vraie d’elle »

  1. Piou piou c’est une bien belle histoire. Tu sais huit ans pour un moineau c’est une vie bien accomplie, je pense que même s’il vivait en cage il était heureux. Sans doute que les grands espaces l’effrayaient ce petit être fragile. Moi j’en connais qui ont voulu à tout prix quitter cette cage devenue oppressante et ….
    Pour anecdote, j’avais deux poissons rouges, dans un aquarium tout rond. Tous les mardi lorsque je nettoyais l’aquarium, je remplissais la baignoire et ils pouvaient nager toute la journée. Un jour , un de mes fils leur avait coupé les nageoires, heureusement ils ont survécu, puis un jour qu’il faisait très beau, j’avais posé l’aquarium dans le jardin dans un endroit ombragé, quelle drôle d’idée me diras-tu . Je pensais que ça leur ferait plaisir.
    En rentrant le soir, le soleil avait tourné, ils sont morts tous les deux …
    “Les abus de la liberté tueront toujours la liberté.”
    Bon je sais c’est de la philosophie à deux balles, mais je me comprends hihi !!!
    Pas trop présente en ce moment, mais ça reviendra dès que possible.
    Bisous ma Vivi.
    Domi

    • Coucou …
      Oui, 8 ans c’est très bien, je ne savais pas qu’un moineau pouvait vivre aussi longtemps. Ceci dit, dans la nature avec les chats, je ne suis pas sûre qu’ils vivent aussi longtemps.
      Je ne sais pas s’il était heureux ou pas, il n’avait pas l’air malheureux en tout cas, mais comment savoir ?
      Dis donc, mais c’est un sauvage ton fils !!!! Mais pourquoi donc couper les nageoires des poissons ? Quelle horreur !!! Bon ceci dit, en les mettant dehors t’as pas fait beaucoup mieux … tu les avais panés au moins ??? 🙂 🙂 🙂
      J’espère que tu t’en sorts. Tu me donneras des news dès que tu peux 😉
      Bisous Domi … courage 😉

  2. une belle histoire que celle de ce petit oiseau
    c’est vrai en liberté il serait mort et vous avez bien fait..
    mais chantait il ? si oui c’est qu’il était heureux
    sinon il n’était pas heureux….mais bon 8 ans c’est un bon temps de vie
    sans soucis,
    belle écriture et belle histoire
    continue a embellir ce blog, te lire est agréable
    bisous
    PS : mes photos sont toujours à ta disposition

    • Non, il ne chantait pas. Il ne faisait que pousser des cris. Pour la petite anecdote, lorsqu’il voyait passer un chat dans le jardin, il se mettait à crier très intensément et très rapidement. Comme s’il voulait avertir qu’il y avait du danger. Il le faisait à chaque fois.
      Je ne sais pas s’il était malheureux, je viens de rechercher, et j’ai lu qu’en fait les moineaux ne chantent pas, il semblerait que les cris étaient quelque chose de normal chez les moineaux … regarde :

      Chez les moineaux, on ne peut pas véritablement parler de chant. Ce sont plutôt des cris à valeur territoriale, brefs et répétés souvent inlassablement sur le territoire, qui tiennent lieu de chant.
      Chez le Moineau domestique, qui est sédentaire, le mâle est vocalement actif très tôt, dès janvier. Il affirme son territoire en répétant indéfiniment ses « tchip, tchiup » ou « tchirp », perché sur le faîte d’un toit, une cheminée, un chéneau ou tout autre poste proche de la cavité convoitée pour le nid. De cette suite un peu lassante, on peut retenir que c’est ce cri caractéristique qui lui a valu son surnom argotique de piaf.
      Les cris sont assez variés. Le cri le plus fréquent est un « tien » de contact, souvent répété deux ou trois fois. Le cri d’alarme habituel, intraduisible, est une suite très rapide de notes, presque un trille, répétée tant que le danger persiste.

      Merci geo, c’est très gentil d’apprécier mes écrits et de m’encourager. Oui, je continuerai à écrire, mais je t’avoue que je me pose des questions. Pour l’instant je poursuivrai l’aventure pour la poignée d’aminautes qui me suit encore, après … advienne que pourra !
      Je te remercie pour ta générosité. Tu sais à quel point j’apprécie tes photos … près de 10 ans qu’elles sont pour moi un plaisir à découvrir à chacune de tes publications … alors, toi aussi, continue de nous montrer toutes ces petites merveilles 😉
      Bisous mon ami … je te souhaite une bonne soirée

    • Hihihi … tu vois, il ne fallait pas craindre avant de connaître la suite (je ne suis pas sûre que je vous aurais raconté s’il avait dû mourir 😉 )
      J’espère qu’il n’a pas été malheureux … je ne le saurai jamais.
      Je te remercie et te souhaite une bonne soirée Didier …
      Bisous

    • C’est sûr que si ma maman ne l’avait pas trouvé et ramassé, il n’avait aucune chance de survie. Il était vraiment chouette cet oiseau.
      Merci et gros bisous à toi Marie …

  3. C’est une très belle histoire à l’issue un peu triste… mais je crois qu’il a été heureux.
    Merci pour ce récit émouvant.
    Bisous et douce journée Kprice.

    • Je ne crois pas qu’il ait été malheureux en tout cas … Quant à l’issue, oui, un peu triste, mais 8 ans je crois que c’est une longue vie pour un oiseau. Je ne crois pas qu’il y en ait beaucoup de cet âge dans la nature. Les conditions et les prédateurs se chargeant de raccourcir leur temps de vie.
      Je te remercie d’avoir apprécié Quichottine, et je te souhaite une très bonne soirée.
      Bisous

  4. Quelle histoire pleine d’émotion et d’amour, si bien narrée. Que d’amour et de tendresse dans ces moments où le coeur bat pour l’autre, humain ou animal, et par surcroît cet être fétiche, inerte, abandonné mais ressuscité en ayant tout le monde avec soi, père, mère, frère, sœur pour apporter sa part d’amour et d’aide.
    J’en suis très ému et me vient en souvenir quand dans mon enfance, ma sœur petite, en pleurant, m’apprenait que notre chardonneret était retrouvé au lever du matin mort dans sa cage. Quelle tristesse ce jour-là ! ( Combien de fois, on le relâchait, mais il revenait toujours..! )
    Merci Viviane pour tant d’émotion qui donne du baume au coeur.
    Mes bises.

    • J’ai vécu dans une famille aimante et respectueuse … de tout. Ce « sauvetage » était donc dans la lignée de tout ce que nous inculquaient nos parents. Nous voulions qu’il vive ce petit oiseau, nous voulions qu’il ait la chance qu’il n’avait pas eue au départ. Le seul regret, c’est que nous n’avons pas pu lui apprendre à voler pour lui donner la liberté à laquelle chaque oiseau a droit.
      Je comprends qu’elle a pu être ta tristesse de la mort de ce petit chardonneret est mort. On s’attache à ces petites bêtes … Un chardonneret est en plus un très bel oiseau aux jolies couleurs.
      Merci à toi Bizak … désolée néanmoins d’avoir fait resurgir chez toi ce souvenir un peu tristoune …
      Je te souhaite un beau dimanche accompagné de mes bises …

  5. Une belle histoire émouvante. Petite,nous avions des canaris en cage. Mais leur mort fut bien plus cruelle. Cela m’a marquée au point de ne plus jamais pouvoir les voir en cage.
    Bisous .

    • Je n’aime pas non plus les oiseaux en cage … c’est leur prison il me semble. Mais que faire dans ce cas ? Le laisser mourir, de froid ou mangé par un chat, son sort en était jeté.
      Merci pour ton témoignage … même tristoune. Les souvenirs ne sont pas tous joyeux 😉
      Bisous et bonne journée à toi …

  6. Tu t’imagines que vous lui avez donné huit ans de vie!!!! Mais c’est génial pour lui, même s’il était dans une cage, car l’amour que vous lui avez témoignez et plus que tout, ma chère Vivi. J’ai adoré ton histoire. Je t’envoie de belles bises et te souhaite un bel après-midi, même sous la pluie.

    • Je ne crois pas qu’il ait été malheureux en tout cas … mais je n’en saurai jamais rien, je n’ai pas encore appris à parler « oiseau » hihihi
      C’est vrai que 8 ans c’est long pour un oiseau (bien qu’après recherche, un moineau peut vivre jusqu’à 13 ans !). Mais dans la nature il y a les prédateurs dont il n’avait pas à se méfier en cage.
      Je suis contente que tu aies apprécié ce petit bout de moi, et je te souhaite une très belle nuit et de doux rêves …
      Bisous Nell …

    • C’est vrai qu’on s’était tous attachés à lui … c’est si petit un moineau, et ça laisse un si grand vide quand il disparaît.
      Bisous …

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